La communication politique par téléphone

20 octobre 2016

De plus en plus de campagnes de communication politique s’appuient sur l’utilisation du téléphone et de toutes ses fonctionnalités : appels automatiques ou non, envois de SMS ou de MMS. Au regard du caractère intrusif de ces modes de communication, la CNIL recommande la mise en place de mesures de protection supplémentaires. 

Les SMS ou MMS politiques

Lorsque vous indiquez  votre numéro de téléphone dans un formulaire à destination d’ un parti politique, ce consentement peut se matérialiser par une case à cocher « j’accepte de recevoir des informations de la part de [nom du parti ou/et de tel candidat] » sur le formulaire.

Un candidat ou parti politique peut également récupérer votre numéro de téléphone dans une base données qu’il achète ou loue auprès d’une société privée. Votre numéro de téléphone peut aussi voir été transmis à l’occasion d’un parrainage. Dans ces cas, les modalités respectées lors de la collecte initiale (notamment information délivrée, consentement à être prospecté par des « tiers partenaires » et droit de s’y opposer) ne sont pas nécessairement connues du parti ou adaptés à la prospection politique.  C’est pourquoi la CNIL demande qu’un premier message téléphonique vous soit adressé afin de recueillir votre accord à être démarché spécialement à des fins de communication politique.

L’envoi de SMS ou de MMS à des fins de prospection politique nécessite le recueil du consentement préalable des personnes (système dit « opt-in »).

Dans tous les cas, chaque SMS ou MMS doit comporter les informations suivantes :

  • l’identité du parti politique ou du candidat qui envoie le message, et
  • un moyen de s’opposer facilement à recevoir un nouveau message par SMS ou MMS (Par exemple, la possibilité de répondre « STOP » par SMS lors de la réception d’un message de prospection).

Les automates d’appel

La CNIL recommande, là aussi, le recueil du consentement préalable des personnes à être prospectées à des fins politiques et par automate d’appel. Ce consentement doit notamment porter sur une plage horaire précise pour recevoir de tels appels.

Aucune exception au principe de recueil du consentement préalable des intéressés ne peut être invoquée par les partis politiques, élus ou candidats.

Les messages préenregistrés doivent également contenir toutes les mentions d’information prévues par la loi « Informatique et Libertés » (article 32).

La possibilité et les modalités prévues pour s’opposer à la réception de tels messages téléphoniques doivent vous être précisées dès le début du message.


Vous avez été contacté par un parti politique ou un candidat et vous vous interrogez sur cette pratique ?

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