Les membres du comité de la prospective


Afin de renforcer sa mission de veille et de réflexion prospective, la CNIL anime un comité de 15 experts aux profils et horizons variés : sociologues, économistes, anthropologues, philosophes, entrepreneurs, chercheurs, auteurs, juristes, journalistes …

Au-delà de leur contribution directe à l’enrichissement des réflexions prospectives de la CNIL, le Comité contribue aux débats sur l’éthique du numérique et constitue un espace d’échanges et de réflexion, ouvert et libre, sur la culture des données.

Etre plus à l’écoute et plus ouverte sur l’extérieur, travailler en partenariat avec le monde de la recherche et de l’innovation,  tels sont les objectifs  poursuivis par la CNIL avec ce Comité. 

Le Comité de la prospective explore et partage ses réflexions publiquement, avec le soutien de l’équipe innovation & prospective (qui en assure le secrétariat). Le premier thème de travail en 2016 est : « données personnelles, société et économie  de partage ? »

Placé sous la présidence de la Présidente de la CNIL Isabelle Falque-Pierrotin, le comité se compose des personnalités suivantes :

Experts extérieurs :  

  • Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, chef d'entreprise : créateur du site Doctissimo, PDG de DNA Vision. Chroniqueur au Huffington Post et au journal Le Monde. Auteur notamment de « Google Démocratie », avec David Angevin (ed. Naive, 2011) et de « la Mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l'humanité » (ed. JC Lattès, 2011)
  • Pierre-Jean Benghozi, membre du Collège de l’ARCEP et professeur à l’Ecole polytechnique. Il y avait fondé la Chaire d’enseignement et de recherche « Innovation et Régulation des services numériques » et y co-dirige toujours le Master « Industries de réseau et économie numérique » (IREN) en coopération avec Telecom ParisTech, Supelec, Université ParisSud et Université Paris - Dauphine.
  • Stefana Broadbent, psychologue, professeur d’Anthropologie honoraire à l’University College de Londres où elle enseigne l'anthropologie numérique. Elle exerce une activité de recherche au sein du laboratoire « UsageWatch » qui étudie l’évolution des usages des nouvelles technologies au travail et dans la vie privée, en privilégiant une approche ethnographique. Elle travaille actuellement sur les conditions pour une participation collective aux processus démocratiques et civiles et mène des études sur les organisations de patients et leurs usages de l'internet. Elle dirige le travail sur l’Intelligence Collective pour Nesta, une ONG britannique spécialisée en innovation.
  • Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages SENSE d’Orange Labs, professeur associé à l'Université de Marne la vallée (LATTS).. Spécialiste des relations entre les usages des nouvelles technologies et les pratiques culturelles et médiatique, il s’intéresse également aux transformations de l’espace public sous l’effet des nouvelles technologies de communication. Ses recherches portent notamment sur les réseaux sociaux, les formes d’identité en ligne. Dernier ouvrage : « A quoi rêvent les algorithmes - Nos vies à l'heure des big data », (éd. Seuil – La République des idées, 2015).
  • Milad Doueihi, philosophe, historien des religions et titulaire de la chaire d’humanisme numérique à l'université de Paris-Sorbonne (Paris IV), co-titulaire de la chaire du Collège des Bernardins sur l’humain au défi du numérique. Auteur notamment de « Pour un humanisme numérique », (éd. du Seuil, 2011) et de « Qu'est ce que le numérique? », (éd. PUF, 2013).
  • Claude Kirchner, directeur de recherche Inria, président du comité opérationnel d'évaluation des risques légaux et éthiques (COERLE) d’Inria, conseiller du Président d’Inria. Précédemment délégué général à la recherche et au transfert pour l’innovation d’Inria. Membre de la CERNA de l’alliance Allistene.
  • Cécile Méadel, sociologue, professeure de l’Université Panthéon-Assas, responsable du master Communication et multimédia. Chercheuse au CARISM, chercheuse associée au Centre de sociologie de l'innovation (Mines-CNRS), elle travaille sur les usages des technologies de l’information, et en particulier sur la transformation des collectifs et la production des savoirs. Elle préside la Commission interdisciplinaire du CNRS "Méthodes, pratiques et communications des sciences et des techniques". Dernier ouvrage avec Joëlle Farchy et Guillaume Sire « La gratuité, à quel prix ? » (Paris, 2015).
  • Tristan Nitot, entrepreneur, auteur et conférencier sur le thème des libertés numériques, a fondé et présidé Mozilla Europe Après avoir quitté Mozilla en février 2015, il est devenu directeur de produit (Chief Product Officer) chez Cozy Cloud (logiciel de Cloud personnel). 
  • Bruno Patino, journaliste et spécialiste des medias numériques. Directeur de l'École de journalisme de Sciences-Po, il a été directeur général délégué aux programmes, aux antennes et aux développements numériques à France Télévisions de janvier 2013 à septembre 2015, après avoir été directeur de France Culture et du Monde interactif. . Auteur notamment de « la condition numérique » avec JF Fogel (2013).
  • Antoinette Rouvroy, juriste, chercheuse FNRS au Centre de Recherche Information, Droit et Société (CRIDS) de Namur. Thèmes de recherche : nouvelles technologies et normativités contemporaines, gouvernementalité algorithmique, droits et libertés fondamentaux dans la société de l’information (vie privée, protection des données, non discrimination,…), génétique humaine et gouvernementalité néolibérale. Auteur notamment de « Human Genes and Neoliberal Governance. A Foucauldian Critique » (ed. Routledge-Cavendish, 2008. Co-auteure de Law, Autonomic Computing and Human Agency, (ed. Routledge, 2011).
  • Henri Verdier, directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC), adjoint à la secrétaire générale pour la modernisation de l’action publique, ancien directeur d’ETALAB, administrateur général des données, ancien président du pôle de compétitivité cap Digital, ex-dirigeant d’entreprise, spécialiste de l'innovation numérique. Auteur, avec Nicolas Colin, de "L'Âge de la multitude, Entreprendre et gouverner après la révolution numérique" (éd. Armand Colin, 2012). Membre du comité de prospective de l’ARCEP.
  • Célia Zolynski, membre du Conseil national du numérique et professeur agrégée de droit privé à l'Université de Versailles Saint Quentin-Paris Saclay où elle dirige les Masters droit du Numérique et droit de la Propriété intellectuelle. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur le droit du numérique, de la propriété intellectuelle et les sources du droit ; elle étudie plus particulièrement les nouvelles formes de régulation à l'ère numérique et l'encadrement juridique et éthique des big data.

Membres de la CNIL


Ceci peut également vous intéresser ...