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Spam, phishing, arnaques : signaler pour agir

05 septembre 2012

Qui n'a jamais reçu, sur son ordinateur ou son téléphone mobile, des messages publicitaires non sollicités ? Qui n'a jamais été invité par e-mail à communiquer ses coordonnées et ses références bancaires pour retirer son gain à une "loterie mondiale" ou simplement pour "vérifier son compte" ? Face à ces fléaux numériques, des plateformes de signalement ont été mises en place par les pouvoirs publics et les professionnels.

Que cachent ces messages que l'on reçoit par messagerie ou par téléphone ?

Il peut s'agir de simples courriers publicitaires non sollicités, que l'on appelle aussi des "spam" ou pourriels.
Il peut aussi s'agir de tentatives d'escroquerie par courrier électronique ou par SMS. Dans ce cas, leur auteur va tenter de récupérer de l'argent par divers moyens ou vous inciter à ouvrir un fichier contenant un virus informatique.

Comment identifier les tentatives d'escroquerie par message électronique ?

Les pratiques les plus fréquentes sont désignées sous le nom de "scam" (escroquerie) ou de "phishing".
Un inconnu vous envoie un e-mail pour vous proposer de servir d'intermédiaire, contre rémunération, pour une transaction financière internationale, ou de récupérer votre gain à une loterie ou encore de le contacter pour percevoir un héritage.
Vous êtes invité à communiquer vos coordonnées, puis il vous sera demandé de verser une avance ou des frais quelconques, sans que vous n'obteniez rien en retour !

En quoi consiste le "phishing"?

Le "phishing" ou hameçonnage consiste pour le fraudeur à se faire passer pour un organisme qui vous est familier (banque, administration fiscale, caisse de sécurité sociale…), en utilisant son logo et son nom. Vous recevez un e-mail dans lequel il vous est demandé de "mettre à jour" ou de "confirmer suite à un incident technique" vos données, notamment bancaires.

Comment réagir face à ces envois ?

Si vous avez reçu un spam sur votre messagerie électronique, ou si le message paraît être une tentative de phishing, ne répondez pas et n'ouvrez pas les pièces jointes, les images ou les liens contenus dans le message. Signalez-le à la plateforme Signal Spam.

Comment faire ?

L'association Signal Spam, partenaire de la CNIL, vous permet de vous inscrire gratuitement sur son site internet www.signal-spam.fr, et de télécharger une extension pour votre logiciel de messagerie de type Outlook.

Un bouton "Signal Spam" apparaîtra sur votre boîte électronique. Il vous suffira de sélectionner le message à signaler et de cliquer sur ce bouton.

Si vous utilisez un système de messagerie sur internet type Yahoo, Hotmail ou laposte.net, vous pourrez remplir le formulaire de signalement en ligne et copier-coller le spam reçu.

Comment les signalements sont-ils traités ?

Les signalements effectués sur la plateforme Signal Spam permettent d'identifier et d'agir contre les "spammeurs" au niveau national, en partenariat avec les professionnels de l'internet et les autorités publiques compétentes.

Grâce aux alertes reçues de la plateforme Signal Spam, la CNIL déclenche des enquêtes et contrôles sur place et peut être amenée à sanctionner les spammeurs.

Comment signaler les tentatives d'escroquerie sur internet ?

Vous pouvez signaler ces escroqueries sur la plateforme "PHAROS" (pour "plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements"). Elle est accessible sur le site www.internet-signalement.gouv.fr. Cette plateforme permet notamment de signaler les sites internet dont le contenu est illicite.

Votre signalement sera traité par un service de police judiciaire spécialisé dans ces questions, l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC).

Les signalements sur la plateforme PHAROS sont, après vérification, orientés vers un service d'enquête. Une enquête pénale peut être ouverte, sous l'autorité du procureur de la République. PHAROS reçoit chaque année plusieurs dizaines de milliers de signalements.

Si le contenu signalé est illicite mais conçu à l'étranger, il est transmis à Interpol qui l'oriente vers les autorités judiciaires du pays concerné.

Ces plateformes ne concernent que les méls et les sites internet. Que faire en cas de réception de sms ou de mms non sollicités sur mon téléphone portable ?


Vous pouvez transférer le SMS abusif au numéro 33700. Il s'agit d'un dispositif d'alerte par SMS créé par les opérateurs télécoms, les éditeurs de services et les hébergeurs, en concertation avec le Secrétariat d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation.

Après ce transfert, vous recevrez un message vous demandant d'envoyer au 33700 le numéro depuis lequel vous avez reçu le SMS abusif. Ces informations sont transmises aux opérateurs, y compris le vôtre, qui pourront agir rapidement auprès des organismes à l'origine de ces sms.

L'envoi d'un SMS au 33700 est gratuit pour les clients Bouygues Telecom, Orange et SFR. Pour les autres opérateurs, l'envoi d'un SMS au 33700 peut s'effectuer au prix d'un SMS normal.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous connecter sur www.33700-spam-sms.fr

 

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