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Avec la création d'un comité de la prospective, la CNIL s'ouvre à de nouveaux horizons

31 mai 2012

Afin de renforcer sa mission de veille et de réflexion prospective, la CNIL vient de créer un comité de la prospective faisant appel à des experts extérieurs. Ouverture, démarche pluridisciplinaire, confrontation d'idées, innovation dans son mode de gouvernance…tels sont les mots clés de cette initiative.

En avril dernier, la Commission a approuvé la création d'un comité de la prospective. Elle a en effet, estimé indispensable de développer sa compréhension des évolutions du numérique et d'innover dans son mode de gouvernance.

La première réunion du comité de la prospective s'est tenue le 15 mai dernier et a été l'occasion de procéder à un premier examen du programme d'études de la CNIL pour 2012-2013.

Ce comité se veut en premier lieu un comité d'orientation scientifique des études conduites par la CNIL. Il aura donc un rôle de conseil auprès de la Direction des Etudes, de l'Innovation et de la Prospective (DEIP),  notamment dans le cadre de l'élaboration de  son programme annuel d'études et dans l'exploration de nouveaux champs d'études (par exemple dans le domaine des neurosciences).

Véritable "Boîte à idées", le comité pourra également jouer un rôle moteur dans le développement d'un espace d'échanges et de réflexion sur les problématiques Informatique et libertés. Il pourra par exemple initier ou animer des tables rondes avec d'autres experts et favoriser ainsi le débat public sur les enjeux Informatique et libertés.

Enfin, il s'agit aussi  de renforcer l'expertise de la CNIL notamment dans les domaines économiques et sociologiques, pour mieux identifier, comprendre et anticiper les transformations technologiques  présentes et à venir et en évaluer les enjeux éthiques.

Placé sous la présidence de la Présidente de la CNIL, le comité se compose de :

  • M. Pierre-Jean Benghozi, directeur de recherche au CNRS, professeur à l'Ecole polytechnique (directeur du pôle de Recherche en Economie et Gestion).  Il est en charge de  la Chaire d'enseignement et de recherche « Innovation et Régulation des services numériques » ;
  • Mme Stefana Broadbent, psychologue, professeur d'Anthropologie à l'University College de Londres où elle enseigne l'anthropologie numérique. Elle dirige le Master en Anthropologie du numérique dans le département d'Anthropologie de UCL, University College London et elle participe aux recherches du Center for Digital Anthropology de UCL.
  • M. Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages SENSE d'Orange Labs, chercheur associé au Centre d'étude des mouvements sociaux de l'École des Hautes Études en Sciences sociales (CEMS/EHESS).
  •  M. Olivier Oullier, professeur à Aix-Marseille Université, chercheur au laboratoire de psychologie cognitive (UMR CNRS 7290) et au Center for Complex Systems and Brain Sciences, conseiller scientifique au Département Questions sociales du Centre d'analyse stratégique et Young Global Leader du Forum Economique Mondial.
  • Mme Antoinette Rouvroy, chercheur qualifié du FRS-FNRS en philosophie du droit, associée au Centre de Recherche en Information, Droit et Société (CRIDS), chargée de cours à l'Université de Namur et maître de conférences à l'Université Libre de Bruxelles.
  • M. Henri Verdier, président du pôle de compétitivité Cap Digital, dirigeant d'entreprise, membre du conseil scientifique de l'institut Mines-Télécom.
  • M. Didier Gasse, conseiller-maître à la Cour des comptes, membre de la CNIL en charge du secteur télécommunications et internet – sécurité - vote électronique ;
  • M. Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, membre de la CNIL en charge du secteur libertés publiques et e-administration.  
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